Test de Pokémon Stadium 2 sur Nintendo 64

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#5 – Mardi 31 Mai 2016 – Test de Pokémon Stadium 2 sur Nintendo 64 (Par Gobou – Pokémon Power)
Test sur
Pokémon Stadium 2 (Nintendo 64)


Support : Nintendo 64

Editeur : Nintendo

Développeur : Nintendo

Genre : Jeu de stratégie au tour par tour.

Date de sortie : 2000 (Japon) – 2001 (Europe)

Génération : Deuxième génération

Multijoueur : Jusqu’à 4 joueurs local

Accessoire (s) : Compatibilité avec le Transfert Pack (celui-ci fonctionne avec Pokémon version Rouge, Bleue, Jaune, Or, Argent et Cristal), compatible également avec l’expansion pack (Ce dernier augmente la résolution du jeu). Par ailleurs, une pile de sauvegarde est directement implantée dans la cartouche de jeu, ce qui vous dispense donc d’utiliser une carte mémoire (memory pack) pour sauvegarder votre progression.

Rareté (selon Retro Gamer Collection Volume 3) : Peu fréquent

Prix (prix Amazon – Priceminister) : Cartouche seule (loose) : Environs 30 – 40 euros, on est au-dessus de la moyenne des jeux N64 qui est plutôt de 10 – 15 euros. Pour vous donner un ordre d’idée, au même prix vous pouvez vous acheter Banjo-Tooie. Si vous ne l’avez pas déjà, il faut aussi faire l’acquisition d’un transfert pack (10 euros environs) pour une meilleure expérience de jeu. La cote du jeu semble augmenter très légèrement au fil des années mais rien de très alarmant…pour l’instant. Vous avez possibilité d’avoir le jeu complet avec une boite à partir de 80 - 110 euros, c’est une estimation assez large vu qu’il n’y a pas beaucoup d’offre sur Internet.

Notes :

Notes des magazines (chiffres du site Nintendo64ever)

Average rating from magazines' tests : 85.6 %
Spoiler:
Consoles Max n° 26 (October 2001) : 80 %
Gameplay 128 n° 01 (November/December 2001) : 88 %
N64 n° 52 (Mars 2001) : 90 %
N64 n° 55 (June 2001) : 90 %
Nintendo Power n° 142 (March 2001) : 80 %

Jeuxvideo.com : Rédaction 14 – Lecteurs (100) 15,2 (Consulté le 17.05.2016 – 8H23)

Gamekult : Rédaction X – Joueurs 7,3 (consulté le 17.05.2016 – 8H24)

Sens Critique : 6,9 (consulté le 17.05.2016 – 8H25)


Comparatif des notes : Pokémon Stadium et Pokémon Stadium 2




Résumé des critiques : Globalement, ce qu’on a jadis reproché à Pokémon Stadium se retrouve dans sa suite directe : la répétitivité et l’absence d’intérêt pour les joueurs n’ayant pas au préalable la cartouche Game Boy Pokémon. Mais le deuxième opus étant un peu plus complet, et surtout plus beau, il a reçu de meilleures critiques. C’est ce qu’on observe d’ailleurs dans le tableau ci-dessus, où Pokémon Stadium 2 gagne tout le temps sauf dans la note des lecteurs de Jeuxvideo.com, où la différence de 0,2 point n’est pas vraiment significative.


***************


Pokémon Stadium 2 est le troisième volet (oui, troisième volet) de la trilogie Pokémon Stadium et le seul jeu de la Nintendo 64 en lien avec la deuxième génération. Sortie un peu plus d’un an après son prédécesseur, il apporte des nouveautés tout en retirant ce qui était superflu dans le premier volet (le Palais victoire par exemple). Contextuellement parlant, nous sommes en fin de vie de la console. Conker’s bad fur Day, qui est LE jeu de la fin de la Nintendo 64 est sortie trois mois après Pokémon Stadium 2. Celui-ci est d’ailleurs l’un des derniers jeux de la console.
Plusieurs fois dans ce test, je vous renverrais à mon analyse de Pokémon Stadium premier du nom afin d’éviter des redondances. C’est une excellente critique, et pour cause : c’est moi qui l’ai écrite !
Tout comme l’opus précédent, le jeu est segmenté en mode de jeu que nous allons (encore une fois) détailler.


« Combats ! » et « Match à thème »

Dans le premier jeu, respectivement « Combat rapide » et « Combat à thème ». Je ne détaillerais pas ces modes de jeux une nouvelle fois. C’est exactement le même principe que dans le premier volet et ils sont toujours aussi anecdotiques.


Cadeau mystère

Première nouveauté du jeu. Si vous avez une cartouche 2G reliée à la console et que vous avez rencontré une petite fille dans le magasin de Doublonville vous obtenez l’accès à ce mode. En allant la voir chaque jour dans « Cadeau Mystère », vous gagnerez des cadeaux plus ou moins intéressants. Tantôt des décorations pour votre chambre (on va y revenir), tantôt des baies/attaques +. Vous pouvez retrouver la liste des cadeaux sur cette page Poképedia, en sachant que le cadeau est toujours choisi aléatoirement :
http://www.pokepedia.fr/Cadeau_Myst%C3%A8re


Option

Bien sûr, je ne vais pas vous faire l’affront de vous présenter les options. J’aimerais surtout attirer votre attention sur une nouvelle option qui s’appelle « Etablir règles ». Avec cet outil, vous pouvez créer vos propres règles (liste des pokémons autorisés, niveau minimum – maximum) et les utiliser ensuite en Combat Libre, c’est un détail plutôt sympathique.


Stade

Correspond au Colisée dans Pokémon Stadium premier du nom. Même s’il y a toujours quatre concours dont deux d’entre eux segmentés en quatre niveaux de difficultés, il y a des différences avec le premier opus.

• Coupe Elite
La Coupe Elite est la même que dans le premier jeu, à l’exception près qu’il n’y a plus qu’un mode de difficulté. Ce n’est pas plus mal. Et comme le veut la tradition instaurée par Pokémon Stadium, vous devrez affronter un Pokémon fabuleux en final.

• Poké Coupe
En tout point la même chose que dans le précédent opus. Par expérience personnelle, c’est la coupe la plus difficile du jeu, surtout en New Game+. Et les limitations de niveaux (entre 50 et 55 je rappelle) n’y arrangent rien. Le niveau de difficulté « Master Ball » est un véritable calvaire.

• Mini Coupe
La différence avec le premier jeu se fonde sur la limitation de niveau. Dans le premier opus, c’était des pokémons entre le niveau 25 et 30 qui pouvaient participer. Désormais c’est uniquement les niveaux 5, à savoir : les bébés qui viennent d’éclore. Mais ne vous méprenez pas, ils ont beau être des bébés, les pokémons adverses sont capables d’utiliser des capacités d’adultes (Laser Glace, Tonnerre …)

• Coupe Challenge
Remplace la Pikacoupe du premier jeu. Et ce n’est pas plus mal car la Coupe Challenge se révèle être très intéressante. Cette fois-ci, vous ne choisirez plus vos pokémons, c’est le jeu qui va le faire pour vous. Je vous rassure, les pokémons qui vous sont attribués ne sont pas choisis n’importe comment. Avec votre équipe, vous êtes supposé arriver au bout de la série en usant de plusieurs stratégies différentes. Tout comme la Pokécoupe : il y a quatre niveaux de difficultés.

Rappelons ici qu’à l’exception de la coupe challenge, vous avez toujours le choix (comme dans l’opus précédent) entre des pokémons de location (dont la liste couvre désormais la première et deuxième génération, sauf Mewtwo, Oh-Ho et Lugia) ou vos propres pokémons importés de votre cartouche Game Boy. C’est également le cas dans le mode « Combat libre » et « Château champions ».


Combat libre

Je ne détaillerais pas le principe qui est le même que dans le premier jeu. En revanche, une nouveauté plus qu’intéressante fait son apparition : la sélection du terrain. Que vous affrontez un CPU ou un ami, vous pouvez choisir le théâtre de vos affrontements parmi 30 terrains différents que vous débloquerez au fur et à mesure de votre progression dans le château des champions. Ces décors sont principalement des arènes, mais il y a aussi une école, un parc ou un stade. Il y en a pour tous les gouts.


GB (Doduo/Dodrio)

Même principe que Pokémon Stadium. Toutefois, en plus de pouvoir jouer à Bleu/Rouge/Jaune, vous avez également la possibilité d’utiliser Or/Argent et Cristal.


Ma chambre

Une nouveauté originale du jeu mais accessible uniquement si vous possédez une cartouche 2G branchée à votre console par l’intermédiaire d’un transfert pack. Ce mode permet de décorer la chambre qui se trouve dans la maison de votre mère dans le jeu Game Boy. Vous pouvez par exemple retirer le lit, mettre une carte, des poupées et cetera…
Il faut être honnête : concrètement ça ne sert à rien pour la simple et bonne raison qu’on ne retourne quasiment jamais dans notre chambre dans le jeu. Mais on se surprend à utiliser ce mode plus souvent que nécessaire dès lors que l’on débloque une Poupée via le Cadeau Mystère.


Labo Pokémon

C’est toujours le même labo du professeur Chen. Mon avis n’a pas changé : c’est un mode sous-estimé qui permet de stocker des pokémons, les échanger et de voir son Pokédex en 3D.


Mini-jeux

Rigolez ou non : c’est sans un des modes de jeu qui a reçu le plus de modifications. Il faut dire que c’est sans conteste l’atout majeur de la série des Pokémon Stadium. D’ailleurs, les mini-jeux sont tellement biens qu’on oublierait presque qu’il y a un jeu à côté.
Cette fois-ci, le mode est lui-même divisé en deux : les mini-jeux (au nombre de 12) et les Quizz (qui est une nouveauté).

Les mini-jeux sont aussi sympathiques et variés que dans le premier volet. Mais désormais, on peut aussi utiliser les pokémons importés de notre cartouche. Par exemple, un mini-jeu nous propose de couper, à l’aide des Insécateurs et des Scarabrutes, des troncs d’arbres en pleine chute. Mais si par le plus grand des hasards, votre jeu Game Boy branché à votre console contient un Cizayox, vous jouerez non plus avec Insécateur ou Scarabrute mais avec Cizayox. On retrouve le même principe sur la plupart des mini-jeux.

Mais si vous n’aimez pas les mini-jeux car vous détestez la vie de manière générale, vous pouvez toujours vous reporter sur les Quizz. Ces derniers sont chronométrés : vous n’avez pas le temps de chercher sur internet. Le but est de répondre au maximum de questions en une petite centaine de secondes. Vous avez évidemment trois modes de difficultés mais le plus intéressant reste le mode difficile où il faut bien lire les questions jusqu’au bout. J’en ai relevé quelques-unes au cas où Gold chercherait de l’inspiration pour son prochain Quizz :

« Tauros possède trois queues. Combien de feuilles possède Boustiflor ? »
« La puissance de Picanon est 20. Combiens de PP possède Pied Voltige ? »
« Goupix possède six queues. Combien de pattes Elektek possède-t-il ? »

Au niveau du multijoueur, tous les mini-jeux sont jouables jusqu’à quatre. En revanche, le Quizz est limité à deux personnes, le but étant alors de répondre le plus rapidement possible aux questions, le premier joueur ayant obtenu dix points gagnant la partie.


L’académie Pokémon

La plus grosse nouveauté du jeu. Pour résumer : il s’agit d’une encyclopédie expliquant tout ce qu’il y à savoir en stratégie de base de Pokémon. Cela peut paraître inutile aujourd’hui avec l’émergence d’internet, il n’en est rien. La stratégie en 2G est très différente d’aujourd’hui. Qui se souvenait par exemple que la différence physique/spéciale se basait sur les types et pas sur les capacités ? Pour donner un exemple concret : des attaques comme Ultralaser sont physiques en 2G tandis que Cascade est une attaque spéciale.

Vous avez accès à des cours théoriques (sanctionnés par des interrogations, nofake), et des cours pratiques en combat. C’est donc un mode qu’il faut prendre au sérieux et qu’il faut compléter pour obtenir le 100%.

Mais ce mode ne s’arrête pas là. Je n’ai pas utilisé le mot « Encyclopédie » innocemment.  En effet, chaque pokémon possède une propre fiche relatant ses statistiques, son type, ses faiblesses et résistances, les capacités qu’il peut apprendre (et en fonction des versions s’il-vous-plaît !), dans quelle(s) version(s) on peut le capturer, ses évolutions, les compétitions où il peut participer, sans oublier son poids et sa taille. Concrètement, nous avons affaire à l’ancêtre de Poképedia.

Mais ce n’est pas tout, vous avez également une fiche pour chaque capacité. En y allant, vous avez l’effet de la capacité, mais aussi la liste des pokémons qui peuvent l’apprendre. Idem, il existe des fiches pour les types avec une liste de chaque pokémon de ce type, il en est de même pour les groupes œufs et les objets. Vous y trouverez également un tableau des relations entre les types.

Cette académie est le point fort du jeu par rapport au précédent opus. Non seulement elle était très utile à une époque où les astuces en ligne n’était pas encore très démocratisées, mais elle surclasse complètement les guides papiers qui étaient assez chers.


Château des champions

En vérité on devrait dire « les châteaux des champions » au pluriel, car il y a deux châteaux : celui de Jotho mais aussi de Kanto. En effet, tout comme dans le jeu Game Boy, vous pouvez affronter non seulement les champions de Jotho et son conseil des quatre, mais aussi ceux de Kanto et Red en guise de dernier adversaire.
Le principe est globalement le même que la fameuse « Citadelle des champions » du premier jeu, à l’exception près que les séries ne sont plus obligatoirement composées de quatre combats, souvent un peu moins d’ailleurs.
A noter que si vous triomphez de Peter (dont le combat est absolument épique) avec des pokémons issus de votre cartouche Game Boy, on vous accordera la possibilité d’apprendre à un de vos pokémons une capacité qu’il a jadis oublié.
Le challenge est surtout présent en R2. Certains champions peuvent vous poser problème, notamment Blanche qui utilise encore Roulade ou Sandra avec son Hyporoi, mais rien d’insurmontable. L’intelligence artificielle est bien réussie et certains adversaires ont d’ailleurs une stratégie bien définie. Red est de loin le combat le plus difficile du jeu, avant même le boss final.



Mode secret

Spoiler:
« Contre le rival ». Comme son nom l’indique, c’est un combat simple contre votre rival Silver, le vrai boss final du jeu. Dans le même principe que Mewtwo, il s’agit d’un combat affreusement inéquitable puisque vous pouvez utiliser vos six pokémons. Silver quant à lui en possède trois : Oh-Ho, Lugia et Mewtwo. On peut supposer que le combat est plus difficile que celui du premier jeu, mais je pense que ça se vaut. Silver a certes trois pokémon mais Mewtwo a désormais des véritables contre en 2G et il n’est pas aussi agressif que dans le premier jeu. J’ai même tendance à trouver le combat un peu décevant, Red étant un meilleur combattant que le fils de Giovanni.


Round 2

Correspond au New Game +. Vous recommencez le jeu avec une difficulté supérieure. Se débloque après avoir triomphé du dernier boss. Tout comme le premier opus, il s’agit d’un challenge intéressant qui allonge la durée de vie.


Une ambiance sonore qui manque de charme …

En ce qui concerne les musiques, c’est toujours de bonne qualité. La plupart des musiques étant des remix des compositions d’OAC. Malheureusement, ce second opus n’égale pas le premier musicalement parlant, ce dernier ayant eu de véritables pépites sonores. Sans aller jusqu’au classique « ct mieu aven », les musiques de ce second opus passent un peu pour aseptisées par rapport au précédent volet. Dommage. Cela dit, certaines musiques se détachent un peu comme le thème de Peter ou des champions d’arène de Kanto.
Quant au commentateur, il s’est un peu assagit, en bien ou en mal d’ailleurs. Dans tous les cas, ses répliques sont plus oubliables que celles de Pokémon Stadium.



… mais une évolution graphique évidente !

Dans mon précédent test, j’avais souligné la qualité exemplaire de la modélisation 3D des pokémons, mais j’avais également expliqué que tout le reste était correct sans plus, au pire médiocre, même sur 64.
Un an sépare les deux jeux, et pourtant, on dirait qu’il s’en est écoulé trois. Les décors sont réussis en plus d’être nombreux et variés, les problèmes de framerate sont bien plus rares et les animations des nouvelles attaques sont véritablement sympathiques.
Le jeu est compatible avec l’expansion pack. Le jeu ne proposant pas de modifier les options graphiques, je n’ai pas pu faire de véritable comparatif. Cela dit, je n’ai rien remarqué de « transcendant » avant et après avoir mis l’expansion pack. Mais peut-être qu’elle améliore la résolution comme elle le fait souvent sur d’autres jeux.


Des dresseurs présents dans le match

Pokémon Stadium 2 ne propose pas encore de voir les dresseurs modélisés en 3D en plein match. Je ne dirais pas que c’est mal vu que la modélisation des humains sur N64 donne souvent lieu à des catastrophes (coucou Link sur Smash Bros). En revanche, il arrive que les dresseurs commentent ce qui se passe en combat avec une image associée à leur humeur (exemple ci-dessous). C’est un ajout utile qui compense l’absence des modèles 3D, du moins en partie.



Conclusion

Que dire mise à part que le jeu est excellent ?
La nostalgie me fait préférer le premier opus, mais je reconnais volontier que celui-ci propose un contenu plus pertinent et qui n’a encore une fois rien à envier à Pokémon Battle Revolution. C’est très certainement l’un des meilleurs jeux Pokémon jamais sorti sur console de salon. C’est d’ailleurs pour cette raison que nombre de fans (dont je fais modestement partie) réclament aujourd’hui une suite sur les consoles actuelles, avec des champions d’arènes à affronter, une académie, des mini-jeux, des quizz, des pokémons de location pour jouer entre amis et cetera…

Graphisme : 17/20
Contenu : 19/20
Gameplay : 16/20
Ambiance sonore : 14/20
Intérêt/Scénario : 17/20
Note globale : 83/100



Bibliographie

Magazine

Retrogamer Collection Volume 3 – Le guide ultime des classiques du jeu vidéo « Les jeux N64 PAL qu’il vous faut », 2014, P.62 – 63

Site internet

Nintendo64ever « The tests of the game Pokemon Stadium 2 » [consulté le 17.05.2016] :
http://www.nintendo64ever.com/Tests-Nintendo-64-Game,269,Pokemon-Stadium-2,1.html
Gobou
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